Romane, en quelques mots.

Romane, en quelques mots.
Et nous nous reverrons... ;)

# Posté le vendredi 27 mars 2009 16:52

Modifié le jeudi 28 mai 2009 14:51

13 mai 1829, procès de Maurice Lesfier, condamné à mort pour avoir tué un homme qui le volait.

Une ambiance irrespectueusement enjouée régnait dans ce sinistre endroit. Cet homme ne mérite-t-il pas le respect? La foule était venu observer le monstre emprisonné qu'on tue pour combler ces petites personnes qui s'estiment supérieures. Ce jeune assesseur venait à peine d'entamer sa carrière qu'on aurait dit que la banalité accordée à ce geste l'avait blasé pour le restant de sa piètre existence, tellement il paraissait plus occupé par la présence d'une jeune femme que par la vie qu'ils allaient ôter d'ici peu. En outre, l'accusé avait l'air ailleurs, son corps attendait que la mort vienne le chercher, son âme s'était déjà envolée il y a fort longtemps, perdue à jamais. Son regard vide se posait sur les fenêtre ouvertes. Observant, humant, écoutant, cet homme profitait du peu de vie présent en ces lieux, remarquant le bonheur dans chaque chose que la nature nous offre et dont nous savons que très peu nous en contenter.

Quelques minutes plus tard, le procès commença par l'annonce de la cour. L'assemblée paraissait ennuyée, ce procès n'avait pas plus d'importance que celui d'un délit mineur. Le président baillait ouvertement, espérant sûrement rentrer au plus vite chez lui, sans penser à Monsieur Lesfier pour qui la future résidence serait une cage en bois vissée et clouée aux extrémités puis enfouis six pieds sous terre. Cela me révolte, ces gens me répugnent. N'avons-nous pas instauré des lois? Ne sommes nous pas des gens civilisés? Pourquoi traiter cet homme comme le résidu d'une société hiérarchisée? Certes ce n'est pas un homme exemplaire, mais ce n'est pas une bête sauvage que l'on supprime comme une chose indésirable. Et ces personnes pour qui la mort de cet homme est un acte glorieux de plus à leur carrière d'homme de loi tyrannique ne méritent-ils pas le même châtiment? Ne dit-on pas ne fait pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse? Mais où est passé leur conscience, leur morale? Serait-elle morte au même instant que tous ces condamnés? Ces gens se disent acteurs de la justice mais ils punissent les coupables en agissant comme tel.

Maurice Lesfier, en homme il est né, en animal il est mort.
Liberté, Egalité, Fraternité...

# Posté le jeudi 28 mai 2009 15:52

Modifié le jeudi 27 août 2009 17:12

Redaction brevet - 14/15

Redaction brevet - 14/15
Ce n'est non pas sans émotions que je vous fais part d'une histoire qui m'a été comté il y a peu. Ali, un mendiant qui avait élu domicile sous un pont a eu la surprise, un soir de trouver un carton contenant un bébé posé sur ce qui lui faisait office de lit. Non, je n'écris pas cet article dans l'espoir que ses parents se manifestent, car ceci s'est déroulé il y a maintenant une trentaine d'années. Le jeune homme a été boulversé par cette découverte. Cette petite chose dont la tête tenait dans le creux de sa main l'émerveillait. Comment un être vivant pouvait-il être si petit? Si doux? Si innocent? C'est alors qu'il décida de la garder. Si elle avait été abandonnée peu après sa naissance c'est que des êtres ignobles ne l'avait pas estimée assez bien pour vivre. Il se promit de tout lui offrir, l'amour, c'était l'une des seules choses qui ne s'achète pas et dont il était capable de lui en faire don plus que n'importe quelle personne. Le reste, il se débrouillerait, le volerait. C'est ainsi que commença leur vie de famille, car cette petite princesse, il l'aimait comme la fille qu'il n'a jamais eu. Sa raison de vivre c'était elle, et il allait lui prouver qu'elle serait la petite fille la plus heureuse du monde. C'était un miracle, un miracle qui le poussait à transformer sa piètre éxistence en un compte de fées. Sa motivation, il la trouvait dans son sourire. C'est alors qu'il changea l'énorme tas de rien qui constituait sa vie en une heureuse histoire. Il trouva du travail, il était peu payé certes, mais cela lui suffisait. C'était assez pour un loyer modeste, de la nourriture, et parfais il avait même assez d'argent pour la couvrir de cadeau en plus de ses baisers. Cet enfant, c'était la prunelle de ses yeux. Elle grandit, devint une élève modèle et studieuse. Sa maturité dépassait celle de tous, elle savait trop bien que la vie pouvait basculer d'un moment à un autre. Elle voulait réussir, elle le devait à son père, celui qui a sacrifié sa vie pour elle. Lui, disait le contraire, que c'était elle qui l'avait remis dans le droit chemin. Qui détenait la vérité? Sûrement un peu des deux. Cette aventure est loin d'être semblables à toutes ces banales histoires de famille. Cet homme considéré comme un moins que rien dans la société dans laquelle nous vivons s'est révélé être un surhomme. Maintes obstacles se sont dressés sur sa route, des épreuves devant lesquelles beaucoup d'entre nous auraient baissé les bras, mais lui, a toujours su y faire face, brave, courageux, comme il était. Un nombre incalculable de personne se croyait supérieur à lui, ne savant même pas se rendre compte de la bêtise dont ils faisaient preuve. Ali est plus qu'un homme, il a doté sa fille de tout l'amour dont il était possible, il a inculqué toutes les valeurs nécéssaires pour survivre dans ce monde. Sa fille était un don de dieu et lui en avait la sagesse.

# Posté le samedi 11 juillet 2009 05:02

Modifié le jeudi 27 août 2009 14:22

Je ne sais pas si vous connaissez ce ressentiment, cette sensation étrange d'avoir tout gâché. Si vous ne l'avez jamais éprouvée de votre vie, je ne peux que vous souhaiter que cela n'arrive jamais. Des regrets m'envahissent jours et nuits et ne me quittent plus. Pourquoi. Pourquoi? C'est seulement à l'instant où l'on perd ceux qui nous sont le plus chères qu'on prends conscience de l'importance qu'ils avaient dans notre vie. Le gout salé de mes larmes ruisselant le long de mes joues me rappelle sans cesse quel homme merveilleux c'était. Les meilleurs partent-ils toujours les premiers? Il n'a fait que confirmer la règle. Si la vie est ainsi faite alors je me souhaite d'être mauvaise, de ne pas imposer la tristesse d'un chagrin éternel aux personnes qui se trouvent au plus profond de mon coeur. Je m'en veux terriblement de ne pas l'avoir accompagné jusqu'au bout, de l'avoir lâchement abandonné quelques temps avant la fin, en ignorant la vitesse à la quelle la mort allait frapper, tout en sachant qu'elle ne saurait tarder. La vie et la mort sont des choses tellement opposées, certains pourraient croire que c'est une suite d'évènements logiques qui construit la vie de tout à chacun, pas moi. Je pense que sa vie s'est arrêtée au moment où il avait fait profité autrui de tout ce qu'il avait, tant en savoir, en amour, en culture où en conseil. Il a tellement donné et si peu reçu. Je ne crois pas en la vie après la mort mais je n'ai pas la science infuse, si elle existe, j'espère qu'il me voit, et qu'il est fier du résultat.


Un ange est passé...

# Posté le jeudi 27 août 2009 16:49

Mes paupières sont lourdes, elles se ferment. Dormir? Je ne veux pas, je ne veux plus. Jour et nuit, ils m'obsèdent. En journée j'en pleurs, pendant la nuit je le revis. Ma vie ne serait-elle qu'un réel cauchemar? J'ose espérer à tout instant que je me réveille, que cette mauvaise passe n'est que le fruit de mon imagination, en vain. Qui sème la tempête récolte la foudre, si telle est la vie elle vaut le coup d'être vécue rien que pour être présente au moment de leur descente aux enfers, et, sadiquement s'en réjouir. Ils se sont donné du mal pour me détruire, je m'appliquerais pour faire de leur vie un enchainement désastreux de malheurs, jusqu'à ce qu'ils agonisent seuls dans leur coin, tel des bêtes dénuées de coeur. Alors à cet instant, peut-être que ma vie redeviendra d'une banale jouissance.




# Posté le dimanche 27 septembre 2009 03:32

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 03:46